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lundi 24 mars 2014

Les affamés, chronique d'une jeunesse qui ne lâche rien de Léa Frédeval

Donnez la possibilité à une jeune diplômée d'écrire sur la jeunesse, à un moment où " l' enquête génération quoi? " fait des remous. Prenez en compte le fait que cette jeune femme a jonglé avec des tas de petits boulots et de stages durant toutes ses études, avec des histoires d'amour 2.0, et des problèmes pour payer son loyer. Secouez le tout, vous obtenez les affamés, de Léa Frédeval, sorti le 6 mars dernier!



Tout d'abord, je tenais à dire que j'ai apprécié son entrain, sa verve. Certains extraits sont savoureux :

Autrefois, le jeune ne pouvait s'exprimer, il ne le devait pas. C'était ainsi. Il suivait le mouvement. Il coloriait sans dépasser. Les moeurs ont évolué.
L'adulte en devenir dispose désormais d'une place défnie au sein de la famille...
....Le jeune d'aujourd'hui peut donc s'exprimer auprès des siens et des autres si ça lui chante. Il a une parole. Parler, c'est bien ; être écouté, c'est mieux.

Ou encore :

Parce qu'on est jeune, on doit être reconnaissant d'être embauché comme stagiaire pour remplacer un poste réel? Parce qu'on est jeune, on vit mieux dans un neuf mètres carrés? Parce qu'on est jeune, on a davantage la capacité de travailler 75 heures par semaine cumulant vie étudiante, boulot et stage? C'est une blague ou juste un complot entre individus de plus de 30 ans pour se dédouaner de ne plus vivre ainsi?

Léa Frédeval
Toutefois, comme je l'ai précisé dans mon article sur la génération Y, la jeunesse n'est pas un tout, une masse avec des caractéristiques communes. Nous sommes tous différents, c'est pourquoi, je ne me reconnais pas dans un certain nombre de propos de Léa Frédeval (sur l'alcool, la drogue notamment).

Ce livre a par ailleurs de nombreux défauts. Léa a pris le partie d'écrire un peu comme elle parle, ce qui donne un langage " d'jeun/racaille "  et des citations pas toujours bienvenues. Elle utilise en même temps un vocabulaire châtié. Le passage d'un monde à un autre est déconcertant, la jonction entre ces deux mondes, ne se fait pas...

En dépit de ces remarques, je crois qu'un certain nombre de politiciens devraient lire ce livre, en lieu et place des fiches sur la jeunesse qui leur sont préparées par des (jeunes?) conseillers qui ne vivent pas cette vie, et qui ne peuvent pas la comprendre.
Cela leur permettrait peut être de mieux considérer les espoirs des jeunes, et leur état d'esprit.

lundi 10 mars 2014

Le quai de Ouistreham de Florence Aubenas


Elles œuvrent la nuit quand nous sommes dans les bras de Morphée, ou le jour, en toute discrétion.
Certains les ignorent, d’autres les méprisent. Pourtant, elles contribuent toujours et inlassablement à notre bien être.
Elles, se sont des agents de propreté, plus communément connues sous l'expression de " femmes de ménage ".
Grâce à son très beau récit autobiographique intitulé Le quai de Ouistreham, Florence Aubenas les éclaire sous un nouveau jour.
Pendant 6 mois (jusqu’à ce qu’on lui propose un CDI), la journaliste (et célèbre otage en Irak) a enquêté à Caen.
Elle a répondu à des petites annonces, et trouvé un travail d’agent d’entretien, ce qui lui a permis d’écrire ce livre-reportage.




Extraits :

« comment vous y prenez-vous pour nettoyer cette table ? Vous voulez la revendre ou quoi ? On ne fait pas comme ça, voyons ». Il lui prend brusquement le chiffon des mains, le plie en quatre à quelques centimètres du visage de Roland, comme s’il s’apprêtait à le débarbouiller avec. Puis, dans un mouvement de gondolier, mais à une allure frénétique, M. Mathieu se met à frotter la table lui-même, tout en criant : « il faut faire des gestes amples, énergiques. Allons, réveillez-vous bon sang
». Il ressort.
 



J’ai aimé deux choses dans ce livre :
La qualité de cette enquête qui démontre un réel investissement de son auteure.
Employée en tant qu'agent d'entretien dans un ferry, dans un camping ou encore chez des particuliers durant plusieurs mois, elle a su retranscrire parfaitement cet univers.
J’ai également apprécié ce récit plein d’humanité qui décrit à quel point ce travail peut être ingrat, mais également la solidarité entre ces femmes (car il s’agit d’un monde essentiellement féminin) face à la précarité, à la dureté des tâches, à des conditions de travail scandaleuses, et à la mesquinerie de leurs employeurs, ou pire des employés des sociétés dans lesquelles elles interviennent.

mercredi 26 février 2014

En finir avec Eddy Bellegueule d'Edouard Louis


Dans son ouvrage En finir avec Eddy Bellegueule, Edouard Louis nous raconte son début de vie accidentée.
Venant dans un milieu rural et populaire, il a été rejeté dès l’enfance en raison de son aspect efféminé, et a été stigmatisé comme étant un être différent, dans un groupe aux valeurs masculines bien ancrées.
Plus tard, admis en internat dans un lycée d’Amiens, il découvre un univers qui lui était jusque là étranger. Là encore, il se sent quelque peu en décalage, mais il l’a décidé, il souhaite rompre avec son passé ; en finir avec Eddy Bellegueule, son véritable patronyme.


Extraits

« J’étais déjà loin, je n’appartenais plus à leur monde désormais, la lettre le disait …. Toute la nuit fut consacrée à l’élaboration de ma nouvelle vie loin d’ici ».

Connaître Bourdieu pour comprendre Eddy Bellegueule

A 18 ans, je sortais de ma campagne, et j’ai dû prendre les transports en commun pour aller en classe préparatoire aux grandes écoles. Cela représentait un grand changement pour moi !
Sur les chaises des salles de classe, que j’ai fréquentées, j’ai découvert les théories Bourdieusiennes, grâce à d’excellents professeurs de sociologie.
J’ai compris certaines choses, et surtout j’ai pu les qualifier avec des termes : d’où vient cette difficulté à s’intégrer dans un milieu qui nous est étranger, pourquoi se sent-on parfois étranger dans son milieu d’origine, d’où nous vient cette faculté à identifier des individus qui nous ressemblent et à spontanément aller vers eux…. Ethos, habitus de classe, déterminisme social, capital économique/social/culturel/symbolique !
Ces théories qui ont, il me semble largement influencé Edouard Louis (auteur de Pierre Bourdieu : l’insoumission en héritage) permettent de comprendre l’objet de cet ouvrage. 
  

On aime ou on n’aime pas

Misère intellectuelle et sociale, xénophobie, homophobie, alcoolisme : rien n’est passé sous silence. Tout cela ne dresse pas un tableau reluisant de son milieu d’origine…
Ce récit est très dur. Certains passages m’ont mis très mal à l’aise. Âme sensible : s’abstenir (un peu comme pour le film « le géant égoïste ») !
Fallait-il tout dire ? Fallait-il l’écrire de cette façon ? A-t-il trahi ses proches ?
Il me semble qu’en racontant TOUT (certains diront trop), en décidant de ne pas passer sous silence certains moments de sa vie, en se livrant de cette manière, il a fait preuve d’honnêteté intellectuelle.
Il a tout simplement essayé d’analyser les choses qu’il a vues et vécues. On aime ou on n’aime pas !
De mon côté, j’ai aimé son récit : franc, percutant, sans concession.

Edouard Louis


mercredi 15 janvier 2014

Chef de Jaspreet Singh

Suivez Jaspreet Singh, il vous emmène sur les sentiers du Cachemire, une région montagneuse du sous-continent indien, enjeu stratégique pour l'Inde et le Pakistan qui se la disputent depuis plus de 50 ans.
Fermez les yeux, et laissez-vous porter : vous découvrirez la cuisine indienne, les paysages de cette magnifique région, et sa douloureuse histoire ....

 


Résumé de Chef de Jaspreet Singh :
 
À Delhi, en 2006, le sikh Kirpal Singh - Kip - apprend dans le même temps qu'il souffre d'une tumeur au cerveau et qu'il est invité par son ancien employeur, le général Kumar, à revenir au Cachemire qu'il a fui quatorze ans plus tôt. Ce dernier lui demande de cuisiner le repas de noces de sa fille Rubiya. Bercé par le rythme lent et monotone du train qui l'emporte vers Srinagar à travers les paysages du nord de l'Inde, Kip se remémore les plus belles années de sa vie au Cachemire.

Mon avis sur Chef de Jaspreet Singh :

J'ai aimé ce livre pour trois raisons :
- d'abord, il est très intéressant au niveau des relations internationales car il relate la guerre au Chachemire entre l'Inde et le Pakistan. Je n'ai pas trouvé que l'auteur prenait partie pour un camp plutôt qu'un autre. De toutes façons, je sais faire la part des choses, et j'ai pris un peu de temps après la lecture de ce roman pour me documenter sur le sujet.



 - ensuite, toutes ces recettes de cuisine m'ont enchantée. J'avais l'impression d'être au beau milieu d'une cuisine indienne, et de pouvoir sentir toutes les effluves!
Cela m'a bien entendu fait penser à l'excellent film de de Ritesh Batra, The lunch box que j'ai vu au cinéma il y a un peu plus d'un mois.


 - enfin, en dépit des moments assez tristes, et durs qui sont comptés dans ce récit, j'ai été apaisée par la lecture de ce livre. Je pense que cela est dû au style de l'auteur, et à la description de tous ces paysages qui m'ont emmenée très loin, et m'ont envie de me rendre dans cette région.


jeudi 2 janvier 2014

Forever chic de Tish Jett & co. : le mythe de la femme française parfaite, Outre-Atlantique

Il paraît que les femmes françaises sont parfaites.
Vous vous trouvez parfaites, vous ? Moi non, en tous cas !
Saviez-vous qu’outre-Atlantique, des auteurs s’emploient à distiller l’idée selon laquelle les femmes françaises sont des « super-women », capables de gérer sans aucune fausse note: vie professionnelle, vie familiale, activités culturelles/sportives, en restant toujours belles, polies et de bonne humeur !




L'exemple de Forever chic de Tish Jett

Tish Jett vit en France, c'est une journaliste de mode. 
Dans Forever Chic, Frenchwomen' secrets for timeless beauty, style and substance, elle défend la thèse suivante : les françaises connaissent leur force, leurs faibleses, et ne parlent jamais de leurs peurs, leurs faiblesses ou leurs défauts....
Elle présente à ces lectrices ce qu'elle pense être les secrets des françaises en tous genres : beauté (soins de la peau, des cheveux...), régime alimentaire, mode... afin qu'elles puissent se les approprier.

Le mythe de la femme française parfaite, un filon commercial, devenu lucratif

Cela vous surprend peut être, mais ce livre n'est pas isolé. 
Il s'agit d'un genre très lucratif qui a fait des émules. Ainsi vous pourrez trouver dans les rayons des librairies nord-américaines les livres suivants :
" French children don't throw food ” et " Bringing up bébé "  de Pamela Druckerman, " French women don’t get facelifts ", " French women don't get fat " et " French women for all seasons " de la grande prêtresse du genre, Mireille Guiliano, " French women don't sleep alone " de Jamie Cat Callan, " What French Women Know " de Debra Ollivier, " Chic & Slim toujours " d’Anne Barone, et enfin, " Fatale, How French Women do it " d’Edith Kunz.

Mon avis sur ces livres :

Il me semble que ces thèses sont complètement réductrices pour deux raisons principales.
Tout d’abord, les  françaises ne sont pas plus douées que leurs homologues étrangères. 
Ces livres sont des condensés de stéréotypes et se fondent sur des cas bien particuliers (familles parisiennes de la haute bourgeoisie), stars françaises….



De plus, cela donne un signal négatif aux autres femmes.
La valeur d’une femme semble être réduite au fait qu’elle puisse mener de front tous ces domaines.  
Or, il me semble que la vie ne se résume à pas une succession de podium en tous genres (diplôme de la meilleure mère, meilleure femme, meilleure collègue, femme la plus élégante…).









En conclusion,  je me dois de rassurer nos compatriotes américaines, et du monde entier : oui les enfants français mangent des haricots verts, mais il leur arrive également de manger de la junk food, oui les femmes françaises grossissent,  se font liposucer et lifter, NON, il n'existe pas de « french dream » : les femmes françaises ne sont pas parfaites, jetez à la poubelle ces horribles « livres » (ou plutôt ces produits marketings)!




Pour aller plus loin :


Madame Figaro, L a femme française,“an American dream”, par Peggy Frey,le 11 août 2013. 
Le Monde, Outre-Atlantique, la femme française fait rêver, le 30 décembre 2013.



dimanche 24 novembre 2013

Beignets de tomates vertes de Fannie Flagg



Il m’a fallu deux mois pour venir à bout du roman écrit par Fannie Flagg : « Beignets de Tomates vertes ».
Deux mois durant lesquels, il a squatté mon sac de voyage et s'est retrouvé en Norvège pendant trois semaines, puis il a pris place dans mon salon, ou encore sur ma table de chevet, jusqu’à se qu’il prenne littéralement un abonnement dans mon sac à main, et qu’il ne me quitte plus, m’accompagnant dans tous mes déplacements et égayant mes trajets dans les transports en commun.


Résumé de beignets de tomates vertes de Fannie Flagg 

Au sud de l’Amérique profonde, en Alabama, un café au bord d’une voie ferrée… 
Ninny, quatre-vingt-six ans, se souvient et raconte à Evelyn les histoires incroyables de Whistle Shop. Evelyn qui vit très mal l’approche de la cinquantaine et sa condition de femme rangée, découvre un autre monde. Grâce à Ninny, elle peut enfin se révéler et s’affirmer.


Mon avis :
J’ai eu du mal à entrer dans le livre car il a en fait plusieurs narrateurs, et des flash back incessants. Il faut être relativement concentré pour ne pas se perdre.
Je n’ai pas abandonné parce que je me suis attachée aux personnages et j’avais très envie de les suivre au fil du temps. 
De plus, Fannie Flag réussit à nous tenir en haleine grâce à des thèmes très variés (amour, amitié, vieillesse) et engagés (libération de la femme, violence conjugale, guerre mondiale, mouvement civique aux Etats-Unis…).
Ce livre écrit il y a près de 20 ans reste résolument d’actualité. Si vous avez lu ou vu « La couleur des sentiments », il vous plaira !
La chute du livre est assez choquante, je n’en dis pas plus, je vous laisse le découvrir !

Pour aller plus loin :

Ce livra a fait l’objet d’une adaptation cinématographique en 1991.

 

mardi 12 novembre 2013

Ce que je peux te dire d'elles d'Anne Icart

Ce que je peux vous dire d'elles, c'est qu'elles sont fortes, très fortes, parce que la vie de les a pas épargnées.
Elles ont eu leur lot de tristesse : une maman décédée, un papa qui n'a pas pu les élever et qui les a laissées à leur "mémé-maman" (qui est un jour elle aussi partie), et une vie sentimentale pas toujours très gaie.
Malgré tout, elles sont restées unies, elles se sont protégées, car elles s'aiment fort. Elles : Angèle, Justine, et Babé.


Description de l'ouvrage :

Un matin, très tôt. Le téléphone sonne. Blanche n’aime pas ça : les coups de fil au petit matin n’annoncent jamais rien de bon. Cette fois, pourtant, c’est une bonne nouvelle : Violette a accouché dans la nuit d’un petit garçon. Blanche est bouleversée : elle ne savait même pas que sa fille était enceinte. Et puis un garçon, le premier au bout de cette lignée de filles, quelle histoire… Dans le train qui la mène de Toulouse vers Paris, le trac au cœur, Blanche relit les carnets de moleskine destinés à Violette où, remontant le temps, elle a essayé de se souvenir de tout, tout ce qu’elle peut lui dire d’elles. Mais Violette l’attend-elle encore au bout de ce chemin à la fois heureux et cabossé ? Portés par une écriture ultrasensible, où sous l’apparente douceur du cocon familial gronde la violence des sentiments, on est entraînés dans l’histoire de Blanche, celle de quatre générations de femmes, des années 1950 à nos jours.





Mon avis :
Je ne vous cache pas que j'ai eu du mal à entrer dans ce livre en raison des flashbacks et du nombre important de personnages. 
J'ai même dû faire une sorte d'arbre généalogique afin de positionner les personnages dans le temps, et de mieux comprendre leurs liens.
Passées ces premières pages, j'ai lu ce livre avec plaisir.
L'auteure, Anne Icart a réussi le pari d'aborder tout en finesse des thèmes que j'apprécie : certains "frivoles" comme la montée d'une maison de couture, d'autres plus sérieux qui nous concernent toutes : le combat des femmes pour l'affirmation de leurs droits dans les années 70. 
Les sentiments de ces femmes sont au cœur de ce roman. Des sentiments très forts et souvent extrêmes qui ont été élégamment décrits dans ces pages.

Pour aller plus loin :

La présentation vidéo de l'ouvrage d'Anne Icart, l'auteure ici.

lundi 4 novembre 2013

Après Absolument débordée, Zoé Shepard nous revient avec Ta carrière est fi-nie

" Coconne ", " Simplet ", " Don " & co m'ont manqué!
Après Absolument dé-bor-dée ou le paradoxe du fonctionnaire qui a fait un tabac, Zoé Shepard, ne pouvait pas nous laisser sur notre faim!
Elle a donc écrit les suites de ses aventures : Ta carrière est fi-nie!


Résumé de l'ouvrage :

Parce qu'elle refuse une opération contestable montée par sa mairie, Zoé est placardisée. Avec un humour féroce, elle décrit l'odieux processus d'isolement: dossiers retirés, connexion internet et téléphone bloqués... Etre au placard, c'est comme avoir la grippe porcine: vous devenez le sujet de toutes les conversations, mais tous les collègues vous évitent par peur de la contagion !


L'auteure, Aurélie Boullet, alias Zoé Shepard, crédits photo : JP Baltel

Un extrait que j'apprécie :

Se sentir mal au travail n'est pas l'apanage des catégories C ni des salariés en burn-out.
Trimer comme un âne pour décrocher un concours puis arriver dans un no work's land et se faire mettre plus mettre plus bas que terre toute la journée par une bande de nullités ravies d'exercer leur pouvoir démolit tout autant.


Pourquoi lire ce livre :

Si vous avez aimé Absolument dé-bor-dée ou le paradoxe du fonctionnaire, vous aimerez Ta carrière est fi-nie!

J'ai lu la suite pour savoir ce qui était arrivé à Zoé Shepard. J'avais notamment entendu qu'elle avait eu quelques problèmes suite à la parution de son premier ouvrage!

C'est un livre drôle, touchant, et réaliste. Je me suis posée de nombreuses fois la même question: pourquoi reste t-elle? Comment peut-elle supporter cela? Quand va t-elle claquer la porte?!

Si vous voulez avoir la réponse, il faudra lire ce livre!


Pour aller plus loin :

Cet article paru dans Le Figaro le 31 août 2012 : La fonction publique à vif


mercredi 23 octobre 2013

En avant toutes : les femmes, le travail et le pouvoir de Sheryl Sandberg


J'ai trouvé abjectes toutes les critiques dont a été victime Sheryl Sandberg, n°2 de facebook, suite à la parution de cet excellent ouvrage, en avant toutes
Les attaques qui ont été portées à son encontre, reflètent -selon moi- un certain nombre de thèses qu'elle développe justement dans ce livre, par exemple celle-ci : 
"quand une femme excelle à son poste, ses collègues de travail des deux sexes estiment typiquement qu'elle s'en sort très bien "mais n'est pas tellement appréciée". Sans doute se montre-t-elle trop "agressive", "elle manque d'esprit d'équipe", "elle est "avide de pouvoir", "on ne peut pas se fier à elle", "elle crée des difficultés".
Il est clair que lorsque Sheryl Sandberg rentre chez elle, elle n'a pas à courir à droite à gauche pour faire prendre le bain à ses enfants, qu'elle n'a pas à demander à son époux de vider le lave-vaisselle. 
Pour autant, le fait qu'elle dispose d'aides à domicile n'est pas la raison pour laquelle elle figure aujourd'hui dans le top 50 des des femmes les plus influentes du monde.
Si Sheryl Sandberg a réussi, c'est uniquement grâce à elle, à son talent, à son travail, à sa force de caractère.

Description de l'ouvrage :

Sheryl Sandberg, née en 1969, haut-placée chez Facebook, figure parmi les 50 femmes d'affaires les plus puissantes du monde d'après le magazine Fortune et parmi les 100 personnalités les plus influentes selon le Time. Ambitieuse, positive, elle se penche sur la place et l'avenir des femmes. 
Entre anecdotes personnelles et données factuelles, elle cherche à mettre fin aux idées reçues concernant le quotidien et les choix de vie des femmes qui travaillent. Elle fournit des conseils pratiques sur l'art de mener à bien une carrière et explique concrètement le moyen d'allier réussite professionnelle et épanouissement personnel, tout en indiquant aux hommes comment soutenir les femmes pour mieux gagner aussi. 
Avisé, plein d'humour, En avant toutes propose une série d'ambitieux défis aux femmes, délivrant un message incisif et encourageant.


Crédit photo : www.lexpress.fr
Un extrait que j'aime particulièrement car je me suis reconnue dans ce cas précis :

"Moins de six mois après mon arrivée chez facebook, Mark et moi nous sommes réunis en vue de ma première évaluation officielle. Il m'a lâché, entre autres, que mon désir d'être appréciée de tous risquait de m'empêcher d'aller de l'avant. Il a ajouté que, quand on veut faire bouger les choses, on ne peut pas satisfaire tout le monde."

Du siège à Menlo Park (Californie), Mark Zuckerberg fête, avec la directrice, Sheryl Sandberg (à g.), l'introduction de son bébé en bourse, le 18 mai 2012.
Crédit photo : www.lepoint.fr
Pourquoi lire en avant toutes :

J'ai eu envie de savoir comment la carrière de Sheryl s'était construite, et quels étaient les conseils qu'elles pouvaient donner à des femmes qui évoluent dans le monde impitoyable du travail, et encore plus lorsqu'il est majoritairement masculin.
Ce que je retiens de cet ouvrage, et que j'ai envie de vous dire aujourd'hui, c'est qu' il faudra toujours se battre pour se faire une place, être respectée. Ayez davantage confiance en vous pour pouvoir défendre vos idées. N'hésitez pas à chercher des conseils auprès de personnes expérimentées. Mais au final, vous ferez votre carrière grâce à votre courage, à votre audace, et surtout, à votre travail. En avant toutes!!!!!!!!

Pour aller plus loin :


Un article de Charlotte Lazimi, sur Sheryl Sandberg, publié dans l'express, le 30 mai 2013 : Je suis fière de me déclarer féministe