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lundi 3 mars 2014

Le mec de la tombe d'à côté au théâtre : une réussite !

Le mec de la tombe d’à côté ! Quel titre bizarre ! L'histoire de deux inconnus, tous deux en deuil, mais n'ayant pas tellement d'autres points communs, qui se rencontrent dans un cimetière et tombent amoureux!
J’ai lu ce roman de Katarina Mazetti il y a quelques années. A l'époque, il m’avait séduit, sans plus. Il se lisait facilement, les personnages étaient attachants, bref tout pour plaire à des lecteurs, mais pas de gros « crush » de mon côté !

Néanmoins, lorsque des amis m’ont proposé d’aller voir au théâtre des Béliers Parisiens, la pièce adaptée de ce roman, j’ai tout de suite été emballée, car j’étais curieuse de découvrir comment le metteur en scène, Panchika Velez, avait bien pu se débrouiller pour ficeler tout cela.


Je n’ai pas été déçue. J’ai passé un excellent moment et j’ai eu bien plus de plaisir à écouter et à voir cette pièce qu’à lire le roman!
Le jeu des acteurs, Sophie Broustal et Didier Brice est rafraîchissant, drôle, juste, et émouvant.
La mise en scène est réussie. Panchika Velez a su retranscrire l’univers de ces deux drôles d’oiseaux (chose qui n’était pas aisée, à mon sens), les faire vivre, nous faire ressentir, tout ceci, sur une toute petite scène.

Informations pratiques :

Le mec de la tombe d’à côté
Durée de la pièce : 1H20
Jusqu’au 4 mai 2014
Théâtre des béliers parisiens
14 bis rue Saint Isaure
75018 PARIS
Métro Jules Joffrin

Pour finir, quelques extraits en vidéo :

mercredi 13 novembre 2013

La famille Semianyki

Mardi soir, j'ai assisté à la première du spectacle de la troupe originaire de Saint-Pétersbourg, le Teatr Semianyki, qui est composée des six comédiens fondateurs du spectacle éponyme. 

 
C’est un peu comme si l’on suivait une saga familiale, mais chez les Adams.
Le spectacle retrace la joie, le vent de folie, la stratégie de survie d’individus en prise avec les dilemmes de l’esprit de famille.
L’amour et le chaos se mêlent paradoxalement aux relations entre une mère enceinte d’humeur coquette, un père responsable mais alcoolique qui oscille entre dépression nerveuse et pulsion de vie et leurs quatre adorables mais terribles enfants qui cherchent leurs limites et se poussent mutuellement dans leur retranchement.

Crédits photos : Sébastien Frezzi
 
A priori, je ne suis pas fan du théâtre burlesque. Je salue cependant la performance des artistes qui réussissent à raconter une histoire et à faire rire le public sans dire un mot, grâce à des gestes, des mimiques, de la musique entrainante, de la danse... 
La force de cette troupe est justement de se mettre dans la poche les spectateurs en les faisant participer au spectacle (en particulier les premiers rangs de la salle qui ont en vu de toutes les couleurs!). 
Un coup de cœur  pour le final particulièrement mouvementé ! 

Crédits photos : oliveosaumon
Informations pratiques :  
La famille Semianyki
au Palace
du 12 novembre 2013 au 5 janvier 2014

http://sortir.telerama.fr/evenements/spectacles/la-famille-semianyki,13434.php

Crédits photos : Saint-Gaudens

jeudi 7 novembre 2013

Je danse toujours, une pièce de théâtre interprétée par Clémence Poésy


J’étais assise dans mon coin, je lisais des résumés de pièces de théâtre, sans trop savoir laquelle choisir. Difficile de se décider....
Puis je l’ai lu ce résumé qui m’a touchée, et qui a mis fin à mon hésitation :

Hiver 1942. Une jeune femme tape à la machine. Elle se sait condamnée parce que l’homme qu’elle attend n’est pas venu lui dicter les journaux clandestins qu’elle doit taper à la machine.
S’il n’est pas là, c’est qu’il a été arrêté et qu’elle doit fuir. Mais, parce qu’elle l’aime en secret, elle décide de rester et d’écrire la vie qu’elle n’aura pas. Elle va faire exister cette femme tout près d’elle. Cette femme qu’elle ne sera peut-être jamais.

Cette semaine, j’ai donc eu l’occasion d’aller voir une très belle pièce de théâtre intitulée " Je danse toujours ".

J'ai été assez surprise de constater que la salle était relativement clairsemée...
Selon moi, l’interprétation de Clémence Poésy est un peu irrégulière. Il me semble qu'elle passe quelques fois à côté de son rôle.
De ce monologue d'une heure, je retiendrais néanmoins un certain nombre de passages qui sont magnifiques, dont le final. 
Je salue également le jeu de lumière et la musique qui sont le petit plus de la mise en scène.
Je n’en ajoute pas plus... Si vous avez l’occasion d’aller voir cette pièce de théâtre, vous passerez dans l'ensemble un beau moment.
Informations utiles :

Je danse toujours, du mardi au samedi à 19h
De Timothée de Fombelle. Mise en scène Etienne Guichard. Avec Clémence Poésy.
La pépinière théâtre
7, rue Louis Le Grand
75002 Paris (métro : opéra)