lundi 3 mars 2014

Lupita Nyong'o : un vent d'air frais souffle sur le cinéma !



Alors que certains (désolée Léo) attendent la récompense suprême toute leur carrière, Lupita se paye le luxe de la décrocher pour son premier film en tant qu’actrice ! Pas étonnant que son nom et son visage figurent en bonne place dans la presse aujourd’hui...


Pourtant, il y a encore quelques mois, son nom nous était inconnu. Qui connaissait cette fille de diplomates kenyans, née et élevée au Mexique, et formée à la très prestigieuse Yale School of Drama? Qui aurait parié qu’elle recevrait l’oscar de la meilleure actrice dans un second rôle ?
Habituée au « back office », aux coulisses, puisqu’elle a notamment été assistante de production sur le film The constant gardener, tourné au Kenya, Lupita a eu la bonne idée de sortir de l’ombre.
Sa performance dans 12 years a slave est remarquable à plusieurs titres. Elle a apporté une touche particulière à ce film en incarnant avec brio Patsey, une esclave abusée par son maître cruel, violent et irascible.


Ses origines, sa formation, et son évolution dans le monde du cinéma, font de Lupita un ovni à Hollywood. Elle est pleine de générosité, de simplicité, de fraicheur. Elle est à ce titre atypique.


Dimanche, lors de la cérémonie des oscars, elle a prononcé un très beau discours : « À aucun moment je n’oublie que toute cette joie dans ma vie est liée à toute la souffrance d’une autre personne. Je veux donc saluer l’esprit de Patsey pour m’avoir orientée, a-t-elle déclaré. Je remercie également Solomon pour avoir raconté son histoire et la sienne. Ainsi que Steve McQueen, (...) merci pour m’avoir mise dans cette position. Je suis certaine que ceux ont disparu se lèvent pour toi et te regardent avec beaucoup de gratitude. »




J’espère qu’elle conservera ce petit truc, qui la rend rayonnante à mes yeux.

Longue vie à Lupita en tant qu’actrice, mais également en tant que réalisatrice!


Le mec de la tombe d'à côté au théâtre : une réussite !

Le mec de la tombe d’à côté ! Quel titre bizarre ! L'histoire de deux inconnus, tous deux en deuil, mais n'ayant pas tellement d'autres points communs, qui se rencontrent dans un cimetière et tombent amoureux!
J’ai lu ce roman de Katarina Mazetti il y a quelques années. A l'époque, il m’avait séduit, sans plus. Il se lisait facilement, les personnages étaient attachants, bref tout pour plaire à des lecteurs, mais pas de gros « crush » de mon côté !

Néanmoins, lorsque des amis m’ont proposé d’aller voir au théâtre des Béliers Parisiens, la pièce adaptée de ce roman, j’ai tout de suite été emballée, car j’étais curieuse de découvrir comment le metteur en scène, Panchika Velez, avait bien pu se débrouiller pour ficeler tout cela.


Je n’ai pas été déçue. J’ai passé un excellent moment et j’ai eu bien plus de plaisir à écouter et à voir cette pièce qu’à lire le roman!
Le jeu des acteurs, Sophie Broustal et Didier Brice est rafraîchissant, drôle, juste, et émouvant.
La mise en scène est réussie. Panchika Velez a su retranscrire l’univers de ces deux drôles d’oiseaux (chose qui n’était pas aisée, à mon sens), les faire vivre, nous faire ressentir, tout ceci, sur une toute petite scène.

Informations pratiques :

Le mec de la tombe d’à côté
Durée de la pièce : 1H20
Jusqu’au 4 mai 2014
Théâtre des béliers parisiens
14 bis rue Saint Isaure
75018 PARIS
Métro Jules Joffrin

Pour finir, quelques extraits en vidéo :

jeudi 27 février 2014

Je ne suis pas tombée sous le charme de Midnight, la nouvelle chanson de Coldplay




Retour à la musique aujourd’hui !
Je viens de découvrir le morceau surprise du groupe britannique Coldplay, qui devrait figurer sur le prochain opus des quatre anglais, et j’avais envie de vous faire partager mon ressenti.
Ce morceau qui s’appelle Midnight me laisse sur ma faim. Il est inégal comme une partie de la production du groupe depuis quelques temps.
Je n’aime pas ce style électro, futuriste, et en même temps, il y a quelque chose qui me rappelle le Coldplay que j’ai tant aimé, notamment la voix épurée de Chris Martin.
J'ai un peu l'impression que le groupe continue à se chercher, à expérimenter, à surfer sur des sons à la mode, mais il manque quelque chose à cette musique : une direction, une âme?!

Je vous laisse écouter afin que vous puissiez vous en faire une idée :








mercredi 26 février 2014

En finir avec Eddy Bellegueule d'Edouard Louis


Dans son ouvrage En finir avec Eddy Bellegueule, Edouard Louis nous raconte son début de vie accidentée.
Venant dans un milieu rural et populaire, il a été rejeté dès l’enfance en raison de son aspect efféminé, et a été stigmatisé comme étant un être différent, dans un groupe aux valeurs masculines bien ancrées.
Plus tard, admis en internat dans un lycée d’Amiens, il découvre un univers qui lui était jusque là étranger. Là encore, il se sent quelque peu en décalage, mais il l’a décidé, il souhaite rompre avec son passé ; en finir avec Eddy Bellegueule, son véritable patronyme.


Extraits

« J’étais déjà loin, je n’appartenais plus à leur monde désormais, la lettre le disait …. Toute la nuit fut consacrée à l’élaboration de ma nouvelle vie loin d’ici ».

Connaître Bourdieu pour comprendre Eddy Bellegueule

A 18 ans, je sortais de ma campagne, et j’ai dû prendre les transports en commun pour aller en classe préparatoire aux grandes écoles. Cela représentait un grand changement pour moi !
Sur les chaises des salles de classe, que j’ai fréquentées, j’ai découvert les théories Bourdieusiennes, grâce à d’excellents professeurs de sociologie.
J’ai compris certaines choses, et surtout j’ai pu les qualifier avec des termes : d’où vient cette difficulté à s’intégrer dans un milieu qui nous est étranger, pourquoi se sent-on parfois étranger dans son milieu d’origine, d’où nous vient cette faculté à identifier des individus qui nous ressemblent et à spontanément aller vers eux…. Ethos, habitus de classe, déterminisme social, capital économique/social/culturel/symbolique !
Ces théories qui ont, il me semble largement influencé Edouard Louis (auteur de Pierre Bourdieu : l’insoumission en héritage) permettent de comprendre l’objet de cet ouvrage. 
  

On aime ou on n’aime pas

Misère intellectuelle et sociale, xénophobie, homophobie, alcoolisme : rien n’est passé sous silence. Tout cela ne dresse pas un tableau reluisant de son milieu d’origine…
Ce récit est très dur. Certains passages m’ont mis très mal à l’aise. Âme sensible : s’abstenir (un peu comme pour le film « le géant égoïste ») !
Fallait-il tout dire ? Fallait-il l’écrire de cette façon ? A-t-il trahi ses proches ?
Il me semble qu’en racontant TOUT (certains diront trop), en décidant de ne pas passer sous silence certains moments de sa vie, en se livrant de cette manière, il a fait preuve d’honnêteté intellectuelle.
Il a tout simplement essayé d’analyser les choses qu’il a vues et vécues. On aime ou on n’aime pas !
De mon côté, j’ai aimé son récit : franc, percutant, sans concession.

Edouard Louis


mardi 25 février 2014

De retour, 40 jours après mon burn-out cotonnesque



Hello les girls,
Contre toute attente, il m’aura fallu exactement 40 jours pour me décider.
Je pensais définitivement avoir abandonné lâchement ce blog sans un mot, sans préavis, et je m’en excuse.
J’aurais dû m’expliquer…. Je me suis dit plusieurs fois que ce serait une absence temporaire, et cette absence a perduré pour plusieurs raisons :
-        - Je me suis inscrite à une formation qui me prend énormément de temps, d’énergie. Au même moment, j’ai eu envie d’accélérer ma pratique sportive. Je me suis sentie débordée par tout cela, et j’ai décidé que le blog ne serait plus ma priorité, qu’il me prenait trop de temps.
-       - J’ai eu l’impression d’être prise dans cette spirale qui a tant et tant de fois été décrite par des cotonneuses : celle de la petite une, des petites mesquineries entre blogueuses, et surtout le fait de ne pas savoir pourquoi et pour qui je bloguais.

BURN-OUT BLOGUESQUE, je vous dis. Courir pour avoir des sujets sympas, pour écrire des articles, surveiller les stats, souvent être déçue de ne pas faire de petite une alors que j’ai mis de temps et du cœur à écrire un article….
Avec le recul, je me dis que c’était ridicule, surtout que mon blog est minuscule !

Le SEVRAGE est DIFFICILE. J’ai recommencé à venir sur hellocoton pendant mes vacances, notamment pour trouver des idées de recettes dans la rubrique « cuisine ». J’ai également continué à suivre les blogueuses mariage et forme/sport que j’apprécie. En revanche, je n’ai lu aucun poste « culture ». Cela ne m’intéressait pas.
Je ne suis même pas retournée sur mon blog.

Depuis quelques jours, je suis bien malade. Au lit. Journée sans travail. J’ai eu tout le loisir de cogiter, de surfer un peu sur la blogsphère.
Cela prend beaucoup de temps, d’énergie, mais c’est un petit truc en plus dans ma vie que j’apprécie au final. C’est mon jardin secret.
Ces dernières semaines, j’ai été au théâtre, voir des expositions, au ciné, je suis partie en vacances en Martinique, et à chaque fois, j’ai eu envie de vous faire partager tout cela. Spontanément, en me faisant une ébauche d’article dans la tête. Cela me frustrait de ne pas pouvoir écrire sur ce blog!
Au final, je crois que ce qui me manque, c’est de partager mes émotions et mes coups de cœur. En prenant du recul par rapport à la blogsphère j’ai compris ce qu’elle m’apportait réellement, et ce que j’avais envie de donner.
La plus belle récompense que j’ai pu avoir, c’est le fait de lire les commentaires d’inconnus ou de lecteurs assidus qui m’ont prouvé –au fond – que j’existais, même avec mes 50 petits abonnés.

Résolution de l’année 2014 (il est encore temps d’en prendre !) : je ne mets pas la pression, je publierai quand je pourrai, sur des trucs qui me tiennent à cœur !


***
CARPE DIEM :
-écrire un article pour mon blog
- une bougie parfumée allumée à côté de moi
- skyper avec mon chéri qui vit à 5 000 km de moi
- aller poster une lettre à la poste, et respirer l’air libre après quelques jours passés au fond du lit
- regarder  les derniers épisodes de la saison 2 d’House of cards (oui, déjà !) et espérer que Franck Underwood se fasse enfin coincer GNIAK GNIAK GNIAK 

Cap chevalier, 15 février 2014, Martinique.